Décision du Conseil d’État du 20 mars 2026 sur le Health Data Hub et le RGPD

Décision du Conseil d’État du 20 mars 2026 (Association Les Licornes) : validation encadrée du Health Data Hub et des traitements de données de santé

Le Conseil d’État valide, sous conditions strictes, l’utilisation du Health Data Hub dans le cadre du projet DARWIN EU. Aucun transfert de données de santé vers les États-Unis n’est autorisé, et seuls des flux techniques encadrés sont admis. Cette décision confirme une approche pragmatique du RGPD fondée sur l’analyse de risque et les garanties techniques.

article 6-3 LCEN suspension plateforme Shein décision cour appel Paris 2026

Suspension d’une plateforme en ligne et article 6-3 LCEN : que dit l’arrêt Shein du 19 mars 2026 ?

La Cour d’appel de Paris rappelle que l’article 6-3 LCEN ne permet d’agir qu’en présence d’un dommage actuel ou futur certain. Elle refuse ainsi de suspendre la marketplace de Shein en l’absence de preuve d’un préjudice persistant, rejetant toute approche fondée sur un risque systémique. Cette décision confirme que la régulation structurelle des plateformes relève désormais principalement du droit européen, notamment du Digital Services Act.

Pseudonymisation et anonymisation des données de santé au regard du RGPD

Données de santé et RGPD : pseudonymisation et anonymisation ne se confondent pas

Le Conseil d’État rappelle qu’une pseudonymisation des données de santé ne suffit pas à les anonymiser. Dès lors qu’un risque raisonnable de réidentification subsiste, les informations demeurent des données personnelles soumises au RGPD. Cette décision du 13 février 2026 confirme l’approche stricte adoptée par la CNIL et renforce les exigences de conformité pour les acteurs exploitant des bases de données médicales ou pharmaceutiques.

Imprescriptibilité de l’action en nullité de marque confirmée par la Cour de cassation en 2026

Action en nullité de marque : la Cour de cassation confirme l’imprescriptibilité

La Cour de cassation confirme que l’action en nullité de marque est imprescriptible, y compris pour les marques enregistrées avant la loi PACTE de 2019. Dans son arrêt du 28 janvier 2026, elle précise que ce principe s’applique à tous les titres en vigueur lors de la réforme, même lorsque l’action était auparavant prescrite. Cette décision aligne définitivement le droit français des marques sur le droit européen.